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Budget 2008 l Les subventions aux associations l Les taux d'imposition l Les dépenses de la ville en un coup d'oeil l Le budget de la Ville

Budget 2008

Explications de Monsieur Pascal Doll, Aadjoint au Maire délégué aux Finances.

Le budget communal a été voté le 30 mars 2006. Que dire de ce budget 2006 ?

On peut dire, sans exagérer et sans faire d'autosatisfaction, que la préparation de ce budget a été facilitée par une situation financière tout à fait saine. Le budget total d'Arnouville, investissement et fonctionnement, s'élève cette année à 16 500 000 €. C'est un chiffre en légère progression par rapport à 2005. Ce qui est intéressant, c'est que nous gérons désormais des marges de manoeuvre et non plus une pénurie de moyens.

Alors la bonne nouvelle de cette année, c'est aussi la stabilité des taux communaux. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Depuis cinq ans, nous avions pris l'habitude de relever nos taux de manière à ce qu'ils compensent l'augmentation du coût de la vie, entre 1 et 1,5 %. Cela évite les grands coups de barre et un budget trop étroit qui se traduit souvent par des problèmes de trésorerie. Avec cette méthode, les fournisseurs de la ville sont payés en moins de quarante jours. Mais cette année, la situation nous permet de ne pas toucher aux taux communaux qui ne varient pas d'un iota par rapport à 2005. C'est une façon très symbolique de démontrer que par principe, nous ne prélevons pas plus d'impôts que nécessaire.

Comment expliquer alors cette situation, alors que de nombreuses collectivités souffrent d'une situation financière tendue ?

Il est vrai que les temps sont plutôt durs pour les finances publiques. Nous perdons cette année 180 000 € de dotations de Val de France et puis il y a les hausses de l'énergie - gaz et fioul - qui coûtent 80 000 € de plus à la ville en 2005. Si Arnouville s'en sort plutôt bien, ce n'est pas lié à une surabondance de recettes ou à l'aisance de sa population. Notre ville demeure une ville aux revenus très moyens, il faut le savoir. Tout cela est, je le crois, le résultat d'une méthode de gestion extrêmement rigoureuse. Une gestion de "bon père de famille" pour reprendre l'expression consacrée.

Comment cela se traduit-il à l'échelle du budget d'une ville ?

Notre priorité numéro un a été et reste encore la maîtrise de la dette. Tous les ménages peuvent le comprendre : si on dépasse un certain niveau d'endettement, la part des remboursements prend progessivement le pas sur toutes les autres dépenses courantes. Cela veut dire tout simplement, qu'on vit au dessus de ses moyens. Et bien ce n'est pas le cas à Arnouville. Il y a quelques années, la ville avait beaucoup investi pour s'équiper et la dette avait frôlé les 110 millions de francs. Aujourd'hui, nous devons 52 millions de francs aux banques ce qui nous ramène à un niveau d'endettement inférieur à la moyenne. Du coup, la part des remboursements diminue dans le budget, ce qui améliore considérablement nos marges de manoeuvre, aussi bien en fonctionnement qu'en investissement. Il s'agit d'un cercle vertueux.

Mais si l'on emprunte pas ou peu, est-ce que cela ne se traduit pas mécaniquement par un niveau d'investissement inférieur à ce qui pourrait être fait ?

En aucun cas. Et il y a deux raisons à cela. D'abord, nous arrivons de mieux en mieux à dégager une épargne budgétaire qui permet d'investir sans emprunter. Il faut savoir en effet que le budget de fonctionnement permet de rembourser les intérêts des emprunts, la part de capital étant remboursée sur le budget d'investissement. Or nos emprunts commencent à dater, ce qui fait que nous remboursons actuellement de plus en plus de capital. Mathématiquement, cela permet d'améliorer la situation du budget de fonctionnement qui se trouve en excédent. Cet excédent est transformé, l'année suivante en recette d'investissement. Voilà comment fonctionne la comptabilité communale. Deuxièmement, nous avons à Arnouville une véritable culture de la subvention. Systématiquement, nous donnons priorité aux dossiers susceptibles de bénéficier d'aides du Département, de la Région, de L'Etat. Le Maire, qui est un homme de dossiers très actif, est aussi un chasseur de subventions très scrupuleux. Et puis, il y a les effets de l'intercommunalité qui a permis de faire aboutir de grands projets d'amélioration de notre cadre de vie, en particulier les différents volets du Pôle Gare qui n'aurait jamais pu voir le jour sans l'apport de Val de France. On joue tous nos atouts, sans a priori.

Au niveau du budget de fonctionnement, on sait très bien qu'il est toujours difficile de maîtriser les dépenses courantes. Où en sommes-nous à Arnouville ?

Là encore, les chiffres sont plutôt bons. D'année en année, tous les agents de la commune, les cadres et les élus ont pris conscience qu'il fallait en finir avec cette habitude du toujours plus qui consiste à surestimer les dépenses pour obtenir un minimum d'augmentation. A Arnouville, c'en est fini de ces pratiques. Toues les demandes sont évaluées de manière précise et raisonnable. On ne prévoit que ce qui est nécessaire.
Il faut, sur ce plan, rendre hommage à l'ensemble des adjoints et du personnel communal pour cette attitude très responsable à l'égard de l'argent public qui est, chacun le sait parfaitement, de l'argent emprunté aux contribuables et restitué sous forme de services publics.


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