Détenteurs de volailles et d’oiseaux captifs (exploitations non commerciales)

Suite à l'épidémie animale d'influenza aviaire survenue fin 2015 dans le Sud-Ouest de la France, le Ministère de l’agriculture a mise en place, avec les professionnels du secteur, une stratégie spécifique afin d'éradiquer les virus responsables.

Cette dernière repose à la fois sur la mise en œuvre de mesures sanitaires en zone contaminée ainsi que sur le maintien dans le temps d’un niveau de prévention et de protection des élevages de l’ensemble du territoire.

C’est dans ce cadre que l’arrêté ministériel relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et autre oiseaux captifs dans le cadre de la prévention de l’influenza aviaire a été signé le 8 février 2016, publié au journal officiel le 10 février 2016.

Cet arrêté concerne tous les détenteurs de volailles et d’oiseaux captifs tels que les éleveurs professionnels (exploitations agricoles, parcs animaliers, cirques, animaleries,…) mais également les détenteurs non professionnels tels que les propriétaires de basses-cours ou d’oiseaux d’ornements.

Pour ces derniers, les mesures de biosécurité définies par l’arrêté, à mettre en place à minima le 1er juillet 2016 sont les suivantes :

  1. Eviter le contact direct entre les volailles ou oiseaux captifs avec les volailles ou les oiseaux captifs d'une exploitation commerciale ;
  2. Eviter les contaminations liées aux véhicules, aux autres animaux et aux personnes étrangères à l'exploitation ;
  3. Procéder à la mise en place de mesures limitant l'accès des bâtiments hébergeant les volailles aux rongeurs, aux insectes et aux autres nuisibles ;
  4. Approvisionner les volailles ou les oiseaux en aliments et en eau de boisson à l'intérieur d'un bâtiment ou au moyen de distributeurs protégés de telle façon que les oiseaux sauvages ne puissent accéder à ces dispositifs ni les souiller ;
  5. Protéger et entreposer la litière neuve (en bâtiment fermé ou avec une protection type bâche) à l'abri de l'humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres ;
  6. Toute mortalité anormale doit être signalée à un vétérinaire qui réalisera une visite sanitaire de l'exploitation ; 
  7. Les cadavres sont isolés et protégés avant leur enlèvement et, le cas échéant, avant présentation au vétérinaire.
randomness